vendredi 28 mai 2010

Georg Baselitz, galerie Thaddaeus Ropac

Georg Baselitz, Dunklung Nachtung Amung Ding, 2009
Wood, oil paint 308 x 120 x 125 cm (121 x 47 x 49 in)
Courtesy galerie Thaddaeus Ropac


Georg Baselitz,Volk Ding Zero (Folk Thing Zero), 2009
Wood, oil paint, paper, nails
308 x 120 x 125 cm (121 x 47 x 49 in)
Courtesy galerie Thaddaeus Ropac

Georg Baselitz, Ohne Titel, 12.I.2010, 2010
India ink, watercolor, ink, acrylic, paper
66 x 51 x cm (26 x 20 in)
Courtesy galerie Thaddaeus Ropac

Georg Baselitz, Ohne Titel, 13.I.2010, 2010
India ink, watercolor, ink, paper
67 x 51 x cm (26 x 20 in)
Courtesy galerie Thaddaeus Ropac

Georg Baselitz, Ohne Titel, 12.I.2010, 2010
India ink, watercolor, ink, paper
65 x 54 cm (26 x 21 in)
Courtesy galerie Thaddaeus Ropac

L'exposition de Georg Baselitz s'achève demain. Les deux sculptures monumentales dans la grande salle sont particulièrement spectaculaires. Les aquarelles oscillent entre l'abstraction et la figuration.

— communiqué de la galerie —

La galerie Thaddaeus Ropac est heureuse d’annoncer une exposition d’œuvres récentes de Georg Baselitz réunissant des sculptures monumentales, des aquarelles et une extraordinaire série de tableaux.

La première sculpture de Baselitz, Modell für eine Skulptur, date de 1979. Elle figurait à la Biennale de Venise en 1980. Trente ans après, la Staatliche Kunsthalle de Baden-Baden lui rend hommage en organisant une rétrospective de ces sculptures. De même que ses peintures, ces œuvres très fortes refusent toute espèce d’harmonie ou de symétrie au profit d’un jaillissement de formes élémentaires et de contours déchiquetés.

Les deux sculptures, Volk Ding Zero et Dunklung Nachtung Amung Ding font penser à une œuvre de 2003 intitulée Meine neue Mütze tout aussi monumentale, représentant un personnage debout en casquette blanche, short bleu et grosses chaussures noires. Autant ce personnage pouvait sembler cocasse avec ses allures de jouet, autant les deux nouveaux autoportraits empreints de souvenirs du passé affectent une attitude contemplative. On retrouve la casquette blanche, ornée maintenant d’une inscription sur le devant : Zero. Pour travailler à l’atelier, Baselitz met une casquette de baseball en coton blanc assez similaire, mais ce couvre-chef ressemble davantage aux bonnets carrés que les bébés allemands portaient pendant la guerre. L’artiste repart chaque fois à zéro tout en exhumantses des vieux souvenirs. Dans son texte Darragon explique : « Zéro qui signifie la possibilité de réaliser quelque chose en détruisant ou en annulant ce qui pourrait y faire obstacle, signifie aussi l’artiste allemand qu’il a pu devenir. […] Le Pandämonium était un premier saut en dessous de zéro. Depuis l’artiste a procédé par sauts et par soubresauts : Der Sprung nach vorn ist zugleich der Blick zurück . »

Aux côtés des sculptures monumentales seront exposées six peintures de nus inversés, sans tête, peintes sur fond noir dans une gamme de rose, orange, bleu, vert et blanc qui rappellent certaines études de nus telles que les Vénus décapitées que l’on trouve sur les sites archéologiques. Le style vif et spontané de Baselitz les fait osciller sans cesse entre figuration et abstraction.

Pour l’espace de dessin au premier étage de la galerie, l’artiste a sélectionné une vingtaine de ses dernières aquarelles. Les portraits inversés de l’artiste en mangeur d’orange coiffé de la casquette Zero , les effigies de Joan Crawford , une série des oiseaux sur une branche “remixée” à partir d’une série des années 70, etc.

Hans Georg Kern est né en 1938 à Deutschbaselitz. Cette ville de Saxe à laquelle il empruntera son nom d’artiste appartient alors à l’Allemagne de l’Est. Dès le début, ses œuvres expriment une réaction viscérale aux tragédies humaines en général et aux traumatismes de l’histoire allemande en particulier. Il est surtout influencé par l’Art brut, par les dessins et les écrits d’Antonin Artaud et par la sculpture africaine.

Georg Baselitz est très présent sur la scène internationale depuis le début des années 1960. Le Solomon R. Guggenheim Museum de New York a présenté en 1995 la première grande rétrospective de son œuvre, que l’on a pu voir ensuite au Los Angeles County Museum, au Hirshhorn Museum and Sculpture Garden de Washington, à la Neue Nationalgalerie de Berlin et enfin, en 1996-1997, au Musée d’art moderne de la Ville de Paris. En 2007, la Royal Academy of Arts de Londres a organisé une autre grande rétrospective, et de novembre 2009 à mars 2010, deux musées de Baden-Baden, le Museum Frieder Burda et la Staatliche Kunsthalle ont salué respectivement « Cinquante ans de peinture » et « Trente ans de sculpture » de Georg Baselitz.

Un catalogue d’exposition rédigé par Maria de Corral sera publié à l’occasion de l’exposition.

à voir vidéo sur artnet

Georg Baselitz
Aquarelles
Galerie Thaddaeus Ropac
7 rue Delleyme
75003 Paris

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